La pression pour faire du vaccin un bien public augmente

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Notre dépendance vis-à-vis d'une poignée de multinationales pharmaceutiques en ce qui concerne le vaccin contre le Covid-19 ne fait plus aucun doute. Les appels à casser leur monopole se multiplient. « Même l'ancienne présidente de l'Open Vld (parti libéral flamand), Gwendolyn Rutten, soutient aujourd'hui sur Twitter notre plaidoyer pour faire du vaccin un bien public, déclare Sofie Merckx, députée PTB. C'est la preuve que, sous la pression, les choses bougent. »

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Pour le PTB, le gouvernement fédéral et la Commission européenne peuvent et doivent intervenir pour lever les brevets détenus par les entreprises pharmaceutiques. « C'est essentiel pour pouvoir répondre à la demande de vaccins, non seulement chez nous, mais aussi dans le reste du monde, affirme Sofie Merckx. La santé doit passer avant le profit. »

Le PTB remet sur la table du Parlement fédéral, mais aussi du Parlement européen, sa proposition de recourir au système de licences contraignantes.

« C'est tout à fait logique, dans la mesure où la recherche et le développement du vaccin ont été financés grâce à des fonds publics, souligne Sofie Merckx. À elles seules, Pfizer/BioNtech et AstraZeneca ont reçu plus de 4 milliards de dollars de subventions publiques. »

« Nous ne sommes les seuls à réclamer la levée des brevets, ajoute-t-elle. De plus en plus d'experts et d'organisations vont dans le même sens. »

Marc Botenga, député PTB au Parlement européen, rappelle l'existence de l'initiative citoyenne européenne « Pas de profit sur la pandémie », qui a déjà recueilli près de 50 000 signatures.

« En avril dernier déjà, le PTB a été le seul parti à soumettre à la Chambre une proposition visant à lever les brevets en invoquant le système des licences obligatoires, explique Sofie Merckx. À l'époque, notre proposition a été rejetée. Mais maintenant on sent que les lignes bougent. Je suis heureuse de voir que, même dans l'opposition, le PTB parvient à peser sur ce débat fondamental. Aujourd'hui, le moment est venu de passer à l'action. »

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